Béost

Présentation

Béost, sur les traces du patrimoine Ossalois...

Un patrimoine architectural remarquable sur le chemin de Saint-Jacques


Entre histoire, traditions et paysages, Béost offre un témoignage vivant de la mémoire des Pyrénées, où chaque pierre, chaque sentier et chaque maison prolonge le récit d’un village profondément attaché à ses racines.

Au cœur de la Vallée d’Ossau, le village de Béost révèle un patrimoine d’une richesse singulière qui invite à lever les yeux et à observer les détails des façades. 
À Béost, chaque maison raconte une histoire avec des pierres sculptées, des linteaux et des cartouches qui se parent de motifs (floraux, religieux, politiques ou encore professionnels), témoignant d’un savoir-faire ancien et d’une identité profondément ancrée dans ce territoire.

Certaines de ces décorations, ornées de la coquille, rappellent que Béost constitue une étape sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Cette vocation d’accueil des pèlerins se lit aussi dans son patrimoine monumental, notamment à travers son château du XIIe siècle et son église.

L'église de Béost conserve aussi une part de mystère...
ors de la restauration de l’église en 1968, une trentaine de squelettes furent découverts au-dessus de la voûte. Il pourrait s’agir de pèlerins de Saint-Jacques, victimes de l’épidémie de peste de 1600, qui auraient été emmurés là pour contenir la contagion.

Un village ancré dans l’histoire


Les origines de Béost remontent au moins à 1328, date à laquelle le village apparaît dans les archives.
En 1385, sous Gaston Fébus, on y dénombrait 25 « ostaus » (maisons) contre 7 à Bagès. 

Plus tard, sous l’Ancien Régime, la vie communautaire reposait sur une organisation collective originale.
L’administration du village se faisait par roulement entre les chefs des principales maisons, après approbation des habitants. La justice locale se rendait directement sur un banc situé au centre du village. 
Béost se distinguait également par la présence simultanée de trois abbés laïcs, chargés de récolter la dîme et de nommer le curé de la paroisse.
La répartition de cette dîme, en partie reversée à la communauté, illustre un système aussi complexe qu’ingénieux, qui disparaît avec la Révolution de 1789.

Un territoire partagé et vivant


Le territoire de Béost s’étend du gave d’Ossau jusqu’aux limites des Hautes-Pyrénées, au-delà du col d’Aubisque. Certains pâturages, situés à l’est du col, sont partagés depuis le XVIIIe siècle avec les communes voisines d’Arrens, Marsous et Arbéost, selon une gestion alternée. 
De même, une partie de la forêt est exploitée en indivision avec Louvie-Soubiron.
 

Le Hameau de Bagès


Depuis le centre du village, de nombreuses promenades s’offrent aux visiteurs. L’une des plus remarquables mène au hameau de Bagès, dont l’histoire remonte au XIIe siècle. 
Au XIXe siècle, ce lieu a vu naître une figure étonnante, un berger devenu botaniste de renom, Pierrine Gaston Sacaze, il prouve que la montagne peut aussi être une terre de savoir et de curiosité scientifique. 
 

Le Col d'Aubisque


Sur les hauteurs, le célèbre Col d’Aubisque s’inscrit lui aussi sur le territoire de la commune, offrant des paysages spectaculaires.
 

Le pastoralisme, une tradition toujours vivante


Longtemps, la vie du village a été rythmée par le pastoralisme.
Aujourd’hui encore, durant l’été, quelques bergers conduisent leurs troupeaux sur les hauteurs, notamment vers les pentes du Col d’Aubisque.
À l’automne, vaches et brebis redescendent vers la vallée par la « montagne verte ».
Le lait des brebis permet la fabrication d’un fromage réputé, perpétuant une tradition ancestrale.
  • Hameau de Bagès en hiver  - © OTVO
  • Troupeau de brebis en estive au Col d'Aubisque  - © OTVO