Parc national des Pyrénées

Présentation

Découvrez la Vallée d’Ossau à travers le Parc national des Pyrénées, avec ses randonnées autour du Pic du Midi d’Ossau, ses lacs d’altitude, sa faune et flore sauvage.
  • Randonnée massif de l'Ossau avec enfants devant le panneau du Parc national des Pyrénées  - © Gaillard Munsch

Le Parc national des Pyrénées


Créé le 23 mars 1967, le Parc national des Pyrénées est l’un des plus anciens des onze parcs nationaux de France.
Unique parc national situé sur le versant français de la chaîne pyrénéenne, il s’étend le long de la frontière avec l’Espagne, sur six grandes vallées, de la vallée d’Aspe à l’ouest jusqu’à la vallée d’Aure à l’est.
Chaque année, ce territoire naturel d’exception accueille environ 1,5 million de visiteurs venus découvrir la richesse de ses paysages et de sa biodiversité.

En vallée d’Ossau, près de 8000 hectares constituent la zone cœur du parc, entièrement située en haute vallée d’Ossau. Cette zone protégée est matérialisée sur le terrain par des bornes ornées d’une tête d’isard.
Sur la commune de Laruns, le Parc national s’étend du sud de Gabas jusqu’à la frontière espagnole, du col d’Ayous au lac d’Artouste.
Il y assure la protection et la gestion du milieu naturel et de toute sa biodiversité, qu’il s’agisse de la faune sauvage, de la flore, des paysages ou encore des sites naturels remarquables.

Situé à la rencontre des influences climatiques atlantiques et méditerranéennes, le Parc national des Pyrénées possède une grande diversité de milieux naturels, culturels et paysagers. Cette situation favorise la présence d’une flore et d’une faune très variées, comprenant de nombreuses espèces endémiques et emblématiques.
Les paysages spectaculaires du parc sont le résultat d’une longue histoire géologique, une mosaïque de roches cristallines et sédimentaires, façonnées par l’érosion et les anciennes glaciations, a donné naissance à des sites exceptionnels comme le pic du Midi d’Ossau.

Au-delà de la protection de ces patrimoines naturels, culturels et paysagers, le Parc national joue également un rôle important d’accueil et de sensibilisation du public. Il informe les visiteurs et organise de nombreuses activités, notamment durant la saison estivale, visites guidées, points de rencontre avec les agents du parc, expositions et animations permettant de mieux comprendre et apprécier ce territoire préservé.
  • Lac Bersau - Ayous  - © Aurélien Brusini

Les animaux que nous pouvons observer en Vallée d'Ossau


La faune du territoire est remarquable par la présence de nombreuses espèces emblématiques, dont certaines sont devenues rares en France et ne subsistent aujourd’hui que grâce aux mesures de protection mises en place.
Parmi elles figure notamment l’ours brun, ainsi que plusieurs grands rapaces caractéristiques des Pyrénées : le gypaète barbu, le plus grand rapace de la chaîne, le vautour percnoptère, le vautour fauve et l’aigle royal.
D’autres animaux sont plus fréquemment observés par les visiteurs, notamment l’isard, symbole des Pyrénées, ainsi que les marmottes, facilement reconnaissables à leurs sifflements caractéristiques dans les alpages
 

Les rapaces


LE VAUTOUR FAUVE
Présent en grand nombre dans le Parc national des Pyrénées, le Vautour fauve est une espèce sédentaire qui niche principalement dans les falaises des Pyrénées.
La Réserve naturelle de la Vallée d'Ossau abrite la plus importante colonie française de vautours fauves.
Ce grand rapace nécrophage se nourrit exclusivement d’animaux morts, qu’il s’agisse de bétail des estives (vaches, moutons, chèvres) ou d’animaux sauvages.
Grâce à sa vue particulièrement perçante, il est capable de repérer des carcasses à grande distance et à haute altitude.
En consommant ces dépouilles, il joue un rôle essentiel dans l’écosystème en contribuant à l’élimination naturelle des carcasses, aussi bien en montagne que dans les zones de plaine.
Avec environ un tiers de la population française présente sur son territoire, le Parc national des Pyrénées constitue l’un des principaux habitats de l’espèce.
Facilement observable en raison de sa grande envergure et de ses vols planés impressionnants, le vautour fauve peut parcourir de longues distances pour se nourrir, parfois jusqu’à 20 à 30 km, franchissant même la frontière vers l’Espagne à la recherche de son repas quotidien.

Poids : 6 kg à 10 kg
Envergure : 240 cm à 280 cm

LE PERCNOPTÈRE D’ÉGYPTE
Il s’agit du plus petit vautour d’Europe qui est surnommé dans les Pyrénées « Marie Blanque ».
C’est un migrateur présent sur notre territoire de mars à septembre. Il vit en couple et niche dans les falaises. Il se nourrit de cadavres d’animaux et de déchets divers.

Poids : 1.6 kg à 2.4 kg
Envergure : 160 cm à 170 cm

LE GYPAÉTE BARBU
C’est le rapace sédentaire le plus grand et le plus rare d’Europe. Il niche en haute montagne de préférence dans les falaises et parois rocheuses.
Il est osthéophage, c’est-à-dire qu’il se nourrit d’os d’où son surnom de
« casseur d’os ».
Sa technique consiste à laisser tomber les os dans des pierriers afin qu’ils se brisent. Il renouvelle cette opération autant de fois que nécessaire.
Il contribue à l’élimination des carcasses en montagne et assure ainsi une fonction sanitaire dans la nature.

Poids : 3 kg à 6.5 kg
Envergure : 260 cm à 300 cm

L’AIGLE ROYAL
Il est sédentaire et niche en montagne où il construit des aires dans les parois rocheuses. Il chasse souvent à l’affût en haut d’une paroi et plonge ensuite sur ses proies soit au sol soit en vol.
Il se nourrit de mammifères et d’oiseaux capturés vivants mais également à l’état de cadavres.

Poids : 3 kg à 5 kg
Envergure : 200 cm à 220 cm

LE MILAN ROYAL
C’est un rapace migrateur, beau et élégant. Il niche dans les arbres où il construit un gros nid de branchages.
Le Milan royal se nourrit de toute sorte d’animaux vivants ou morts : petits rongeurs, amphibiens, poissons... La plupart des proies sont capturées par surprise mais il arrive qu’il poursuive en vol un insecte ou un oiseau.

Poids : 0.800 kg à 1.3 kg
Envergure : 150 cm à 180 cm
  • Vautours - © Adrien Basse-Cathalinat
  • Observation de la faune à Gourette  - © Adrien Basse-Cathalinat

Les incontournables


L'ISARD
L’Isard est un mammifère sauvage qui vit dans les montagnes des Pyrénées. Il ressemble beaucoup au chamois et possède de petites cornes recourbées. 
Très agile, il se déplace facilement sur les pentes rocheuses et les falaises. Il se nourrit principalement d’herbes et de plantes de montagne. On peut l’observer dans les espaces naturels protégés comme le Parc national des Pyrénées.

Poids : 20 à 35 kg
Taille : 70 cm

LA MARMOTTE
La Marmotte est un rongeur qui vit dans les montagnes, notamment dans les Alpes et les Pyrénées. 
Elle creuse des terriers dans le sol où elle vit en groupe. 
Herbivore, elle se nourrit surtout d’herbes et de fleurs. En hiver, elle hiberne pendant plusieurs mois dans son terrier.

Poids : 2.5 à 5 kg
Taille : 50 à 60 cm

Les petits animaux


Le parc abrite également des espèces plus discrètes mais tout aussi remarquables, comme le desman des Pyrénées, petit mammifère semi-aquatique endémique, le crapaud accoucheur ou encore le calotriton, un amphibien typique des torrents pyrénéens. On y trouve aussi le grand tétras, oiseau emblématique des forêts de montagne.

GRAND ET PETIT MURIN
La vallée d’Ossau abrite une grande diversité d’espèces de chauves-souris qui trouvent dans les granges, les falaises et les grottes de parfaits habitats. Comme la grotte d’Espalungue à Arudy, qui accueille jusqu’à plusieurs milliers d’individus.
Un animal qui se doit d’être apprécié au vu de sa grande consommation d’insectes et notamment de moustiques dont il est très friand, pouvant se nourrir de plusieurs centaines à plusieurs milliers de moustiques en une seule nuit.

Poids : 20 g à 45 g.
Envergure : 35 cm à 45 cm.

LE DESMAN DES PYRÉNÉES
Espèce fragile et protégée, le Desman des Pyrénées vit en haute montagne jusqu’à 2200 mètres d’altitude à proximité de petites rivières où il se creuse des terriers. Il se nourrit de larves aquatiques et d’insectes apportés par le courant (éphémères, plécoptères, trichoptères, …). Le Desman est actuellement en danger d’extinction. En effet, les insectes et larves dont il se nourrit sont très sensibles à la pollution et les changements de débit des cours d’eau observés en montagnes affectent fortement ses zones d’habitat. Surnommé le « rat trompette » à cause de sa trompe qui lui permet de chercher sa nourriture et de percevoir son environnement, c’est un petit mammifère essentiellement nocturne, il est donc très rare de pouvoir l’observer.

Poids : 50 g à 60 g.
Taille : 25 cm de long.

GRAND TÉTRAS
Habitant des forêts, le grand tétras s’établit habituellement dans des forêts de résineux à des altitudes pouvant varier entre 700 et 2200 mètres. C’est dans ce milieu qu’il va trouver les aiguilles de pins et de sapins qui sont essentiels à sa survie en hiver. Très sensible au dérangement en hiver, l’espèce bénéficie d’une surveillance accrue de la part du Parc National qui encourage l’aménagement de zones de tranquillité hivernale, afin de limiter au maximum les perturbations de son habitat.

Poids : 2,5 kg à 4 kg.
Taille : 115 cm à 130 cm.

CHOUETTE DE TENGMALM
Reconnaissable par sa tête ronde et ses grands yeux jaunes, la chouette de Tengmalm est peu répandue en France, mais l’un de ses foyers principaux se situe dans les Pyrénées.
Oiseau exclusivement nocturne, la chouette de Tengmalm demeure difficile à observer, néanmoins, on peut tout de même entendre son chant au crépuscule et même en plein jour avec un peu de chance. C’est d’ailleurs la meilleure méthode que les gardes-moniteurs du Parc National peuvent utiliser pour recenser l’espèce.

Poids : 100 g à 160 g.
Envergure : 54 cm à 62 cm.

TICHODROME ÉCHELETTE
Bien que rare en vallée d’Ossau, le tichodrome peut se montrer facile à repérer grâce aux plumes rouges de ses ailes qui contrastent avec son environnement. Très bon grimpeur, il passe la majeure partie de son temps accroché à des parois grâce à ses longues serres, à la recherche de coléoptères, de larves de mouches ou d’araignées qui se trouvent dans les failles rocheuses. Son vol capricieux et ses vives couleurs lui ont valu le surnom d’oiseau papillon.

Poids : 16 g à 22 g.
Envergure : 17 cm à 26 cm.

LE CALOTRITON
Appelé aussi l’Euprocte des Pyrénées, ce descendant des dinosaures très répandu dans la chaîne pyrénéenne aime vivre dans les eaux froides des ruisseaux de hautes montagnes. Amphibien, on le trouve souvent dans les fonds caillouteux des cours d’eau où il se nourrit de crustacés, mollusques et insectes.
De peau grise quand il est adulte, on peut facilement le confondre avec sa cousine la salamandre à cause de la couleur noire et des traits jaunes de sa peau lorsqu’il est jeune.

Poids : 20 g à 35 g.
Taille : 10 cm à 16 cm.

La flore que nous pouvons admirer


L’histoire géologique de la formation des Pyrénées, associée aux grandes variations climatiques qui ont marqué les époques passées — alternant périodes tropicales et périodes glaciaires — a façonné une flore particulièrement riche et originale. Ces conditions ont favorisé l’apparition et la conservation d’un grand nombre d’espèces endémiques, c’est-à-dire présentes uniquement dans la chaîne des Pyrénées.

Parmi ces plantes remarquables figure la ramonde, véritable vestige des climats chauds de l’ère tertiaire. Cette plante rare est souvent considérée comme une « plante relique », témoin vivant de périodes très anciennes de l’histoire de la Terre. D’autres espèces emblématiques colorent également les paysages montagnards, comme le lys des Pyrénées, le rhododendron, qui forme de vastes tapis roses dans les landes d’altitude, ou encore l’androsace ciliée. Cette dernière possède une remarquable capacité d’adaptation aux conditions extrêmes de la haute montagne : elle pousse dans les fissures des rochers, résiste au froid, au vent et à la sécheresse grâce à sa forme compacte qui limite les pertes d’eau et la protège des températures rigoureuses.

La floraison en montagne suit le rythme de l’altitude et de la fonte des neiges. Dans les zones de moyenne altitude, la pleine période de floraison se situe généralement entre juin et juillet, lorsque les prairies alpines se couvrent de nombreuses espèces colorées. En haute montagne, où la neige persiste plus longtemps, la floraison est plus tardive et atteint son apogée au mois d’août, offrant alors des paysages particulièrement spectaculaires et riches en diversité végétale.
  • Flore iris des pyrénées - Pourtalet  - © Sylvain Gardères
  • Flore edelweiss  - © OTVO

Les missions du Parc national des Pyrénées


En période estivale, notamment durant les mois de juillet et août, les gardes-moniteurs du Parc national proposent un programme varié de découverte du territoire. Ces animations permettent aux visiteurs de mieux comprendre les richesses naturelles et humaines du parc, à travers des sorties et des rencontres consacrées à la faune, à la flore ou encore au pastoralisme. Des points de rencontre sont également organisés directement sur le terrain, offrant l’occasion d’échanger librement avec les agents du parc et d’observer certaines espèces emblématiques comme les rapaces, les marmottes ou les isards dans leur milieu naturel.

La Maison du Parc national de Laruns ouvre aussi ses portes aux visiteurs pendant la saison estivale. On peut y découvrir des expositions consacrées à la faune, à la flore et à la vie en altitude, ainsi que des projections de films permettant d’approfondir la connaissance de cet environnement montagnard. Un programme d’expositions temporaires et de conférences autour de thèmes liés à la nature, à la culture et au patrimoine du territoire y est également proposé.

Le Parc national offre par ailleurs de nombreuses possibilités de randonnée grâce aux nombreux kilomètres de sentiers aménagés ou balisés. Ces itinéraires permettent de parcourir des paysages variés et de découvrir les richesses naturelles de la vallée d’Ossau.
Si ce territoire est librement accessible à tous, il reste avant tout un espace naturel protégé et soumis à une réglementation spécifique destinée à préserver la faune, la flore et les paysages. Ainsi, certaines pratiques y sont interdites, comme la présence de chiens, même tenus en laisse, la cueillette des plantes, l’usage d’armes, l’abandon de déchets, le feu, le camping, la circulation de véhicules motorisés, les VTT, ainsi que les parapentes et autres sports aériens.
Le Parc national est donc un espace ouvert à la découverte, mais il repose aussi sur le respect de règles simples, guidées par le bon sens et l’attention portée aux autres et à la nature, afin de préserver durablement ce patrimoine naturel exceptionnel.
 

La réglementation du Parc national des Pyrénées

  • Pas de chien, même tenu en laisse : pour la tranquillité des animaux sauvages et domestiques (seuls les chiens des bergers sont autorisés).
  • Ni cueillette, ni prélèvement : animaux, plantes et fossiles appartiennent au paysage.
  • Pas d'arme : ici tous les animaux sont protégés.
  • Pas de camping ni camping-car : pour préserver la beauté des sites et éviter les pollutions.
  • Pas de feu : pour éviter incendies et dégradation du sol.
  • Bivouac réglementé : autorisé à plus d'une heure de marche des limites du parc ou d'un accès routier. Tentes démontées entre 9h00 et 19h00.
    Des aires de bivouac sur la zone cœur du Parc national sont matérialisées ou interdites autour de certains refuges. Vous pouvez aussi consulter les gardiens de refuge afin qu'ils vous précisent les emplacements.
    N’hésitez pas à vous renseigner auprès des Offices de Tourisme car en période estivale certaines zones de montagne peuvent être réglementées.
  • Pas de véhicule : cet espace se découvre à pied, circulation interdite en dehors des voies autorisées (y compris en VTT). En Vallée d’Ossau, seule la piste du Brousset (Pont de Camps) est accessible en VTT.
  • Ni bruit, ni dérangement : pour la quiétude de tous.
  • Pas de drones
  • Pas de parapente ou autres sports aériens : le survol à moins de 1000 mètres du sol est interdit pour la tranquillité de la faune sauvage.
 

Les missions

  • L'éducation à l'environnement
À l’initiative des écoles de la vallée, le garde intervient régulièrement auprès des élèves, en intégrant des projets pédagogiques sur la nature.
Il intervient également dans des lycées spécialisés dans l’aménagement des territoires, l’animation nature, le diagnostic environnemental…
Par exemple, il encadre des travaux de réouverture d'estives, d'amélioration de l'habitat du grand tétras ou forme les lycéens au recensement des isards ou des vautours.
L'été, les gardes interviennent 2 fois par semaine auprès des touristes lors des points rencontre à Bious-Artigues et Anéou où ils échangent avec eux, partagent leurs connaissances et éveillent leur curiosité pour les patrimoines naturels, culturels et paysagers de la vallée.
  • La connaissance de la faune et la flore
Protéger nécessite de comprendre. Le garde moniteur participe à de nombreux protocoles scientifiques notamment sur des espèces comme la flore, le desman, le gypaète, l'isard, le bouquetin, l’ours...
  • La police
Les gardes moniteurs sont commissionnés et assermentés ce qui leur permet de faire respecter la réglementation du Parc National en zone cœur. Ils sont également compétents pour constater les infractions liées à la chasse, la pêche et l’environnement de manière plus générale. Ils participent aussi à des opérations communes avec la gendarmerie, l'OFB (Office français de la biodiversité) et l'ONF (Office National des Forêts).
  • Outre ces 3 missions fondamentales
Le garde moniteur assure l’entretien des sentiers, la pose de signalétique et entretient des relations avec les autres usagers de la montagne, tels que les bergers, les chasseurs, les gardiens de refuge et les randonneurs. Il est chargé sur son territoire de réaliser les constats de dommages causés par les grands prédateurs sur les troupeaux et parcourt son territoire à pied l'été, et à ski l’hiver.